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Les déportations continuent en france ! - 07/02/08-20:55
Tina555
Blogueur
Tina555
44 Msg

t'a vu ce soir sur france 2 comment ils mènent les expulsions ? menottes, scotch, montée à l'horizontale dans l'avion etc

Les déportations continuent en france ! - 07/02/08-21:06
arturo bandini
Blogueur
arturo bandini
215 Msg

hehe  ca te rappelle le temps beni de l'occupation et de la rafle du vel'div Boris?

 

pour un chretien je savais pas que la couleur de peau avait un sens au yeux de dieu

en plus d'etre raciste, tu es un bigot idiot

donc...merci pour le up,vieille tete de noeud ..

cordialement

 

arturo

ne triomphe pas, ne plie pas, ne te rends pas.
Les déportations continuent en france ! - 07/02/08-21:55
Tina555
Blogueur
Tina555
44 Msg

quand t'aura fini de te branler vieux pirate tu viendras nous le dire ! on se demande qui de nous 2 est le raciste, pov tache ! si t'avais vu le bon document passé à l'instant sur envoyé spécial tu ne dirais pas ça, crét*n

Les déportations continuent en france ! - 07/02/08-22:10
Andy
Blogueur
Andy
836 Msg

Dommage que Darklord ne puisse pas modéré ce fil... Ca devient du grand n'importe quoi a cause de certains (toujours les mêmes ceci dit... ) alors que ce fil est au contraire utile...

"la Nation ne distingue ni blancs, ni noirs, ni jaunes, ni catholiques, ni athées, ni juifs, ni musulmans. Nous sommes tous des citoyens de la République française, à égalité". (Ségolène Royal)
Les déportations continuent en france ! - 07/02/08-23:23
Tina555
Blogueur
Tina555
44 Msg

utile ???? à qui ? à Hortefeux peut-être ! oui c'est toujours le pirate arturo et ses sbires qui torpillent ces "intéressants" fils !! aie aie

Les déportations continuent en france ! - 08/02/08-00:49
arturo bandini
Blogueur
arturo bandini
215 Msg

a cause de certains : o  la belle expression de faux cul ... ..

andy t'en dis quoi des expulsions made in hortefeux ?

tu defends une position particuliere ?

 

cordialement

arturo

ne triomphe pas, ne plie pas, ne te rends pas.
Les déportations continuent en france ! - 08/02/08-01:13
Andy
Blogueur
Andy
836 Msg

Attention, j'ai dit que le fil est utile, je ne parlais pas (mais encore faut il savoir lire pour comprendre) des déportations...

Car a moin d'avoir mal compris ce fil (ce qui m'étonnerait un peu...) son but n'est pas d'approuver mais au contraire de lutter contre hortefeux et compagnie....

En même temps, c'est vrai que si bboris savait lire, il aurait honte de se relire et passerait moin de temps sur les forums lol

arturo, tu devrais savoir que je suis contre le ministere de l'horreur et donc contre son "ministre" qui bafoue les droit de l'homme (au point qu'on ne sais même plus s'il les connait... )

Et oui, je trouve "utile" un fil informant sur les condamnations a mort que le gouvernement d'un pays qui a pourtant abolie cette peine depuis plus de 20 ans ose faire en renvoyant dans des pays que la plupart ne connaissent pas (puisque "né" francais, n'en déplaise a certains ) des gens que les pays en question condamne a mort....

Si notre gouvernement veut vraiment les executés, qu'il le fasse "honnettement" et ici !

Pas dans un pays que leurs ancetres ont quitter a l'époque ou il était encore "francais"....

"la Nation ne distingue ni blancs, ni noirs, ni jaunes, ni catholiques, ni athées, ni juifs, ni musulmans. Nous sommes tous des citoyens de la République française, à égalité". (Ségolène Royal)
Les déportations continuent en france ! - 08/02/08-09:20
Tina555
Blogueur
Tina555
44 Msg

ha ha Andy tu pensais vraiment que arturo savait lire et comprendre ce que t'a écrit ? t'a déjà vu un pirate intelligent ? pas moi ! je te rassure moi j'avais bien pigé

Les déportations continuent en france ! - 08/02/08-10:56
Darklord
Blogueur
Darklord
515 Msg

Sur ce forum, il faut que chacun joue les modérateurs. L'inintérêt et la stupidité de bboris devrait faciliter le fait de l'ignorer. C'est ce que je fais depuis le début. Mais à part encourager les autres à faire de même, je ne peux rien faire.

Les insultes sont les mots de ceux qui n'ont plus rien à dire !
Les déportations continuent en france ! - 08/02/08-10:57
Darklord
Blogueur
Darklord
515 Msg
Les insultes sont les mots de ceux qui n'ont plus rien à dire !
Les déportations continuent en france ! - 10/02/08-12:08
Darklord
Blogueur
Darklord
515 Msg

Les faits.

Le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend un avion pour Bamako (Mali) pour retrouver sa famille paternelle. Alertée à l’enregistrement par des jeunes du syndicat Sud Etudiant de l’expulsion imminente d’un jeune sans-papiers, elle prend l’initiative de s’opposer à cette expulsion : elle récupère un paquet de tracts et part discuter en salle d’embarquement avec les autres passagers.
A peine à bord, elle demande à parler avec le commandant de bord pour lui signifier son refus de voyager avec un expulsé, quel qu’il soit. Le commandant ne se manifestant pas durant un long moment malgré les demandes répétées de Kadidja auprès du personnel navigant, celle-ci invite les passagers volontaires à ne pas attacher leur ceinture et un nombre important de passagers soutient cette action de solidarité. Le commandant arrive finalement et refuse la requête de Kadidja relayée par les autres passagers et entreprend même de faire débarquer Kadidja. La police intervient, menace le sans-papiers de 3 mois de prison s’il était débarqué : sous cette pression, il accepte finalement de rester dans l’avion. La police relève l’identité de Kadidja qui s’envole tout de même pour Bamako grâce ici aussi au soutien des autres passagers.
A son retour du Mali, le 24 décembre, la police des frontières interpelle Kadidja qui se voit accusée d’avoir « entravé volontairement la circulation d’un aéronef ».
Elle comparaîtra finalement le 30 mars.

Ne pas accepter l’inacceptable !

L’action de Kadidja est un acte juste : elle n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’opinion et d’expression pour la défense du droit universel de libre circulation.

Nous ne laisserons pas punir un acte de solidarité !

Nous exigeons la relaxe de Kadidja et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme considérés comme des délinquants par une certaine frange politique et par la justice.

Nous signons la pétition.
Si vous souhaitez écrire quelques mots en solidarité avec Kadidja, utiliser la rubrique Forum.

Un message de remerciement de Kadidja à ceux qui ont signé cette pétition.

Bonjour à vous tous,

Un grand Merci à chacun d’entre vous.

C’est la simple petite "être humaine" qui vous remercie d’abord. Vos messages chaleureux et encourageants, vos signatures en nombre impressionnant (plus de 5000 signatures et 200 messages à ce jour) sont je vous l’assure un soutien moral plus que puissant dans ce qui est aussi pour moi une épreuve personnelle.

La citoyenne vous remercie également. Je suis extrêmement soulagée que mon acte soit compris et ma position partagée par vous tous. Je n’ai fait qu’exprimer mon dégoût pour l’injustice dans cet avion et cela vous l’avez justement compris. Je crois aussi que cette affaire ne fait que révéler un besoin de rébellion que nous avons tous face à des gouvernants qui se moquent de NOS valeurs républicaines et de NOS droits fondamentaux.

Merci ensuite de la part de la militante : quand je vois la mobilisation que mon cas déclenche, comment ne pas espérer la réussite de nos luttes du quotidien. Car l’injustice sociale, économique, c’est chaque jour qu’elle doit être dénoncée et combattue. Ce jour là c’est dans un avion, que nous passagers, nous sommes insurgés. Mais chaque jour, c’est par exemple pour les droits nos voisins qui ont le courant coupé, qui sont expulsés de chez eux, qui sont dépouillés par un huissier (et j’en passe), parce qu’il sont au chômage, à la retraite, travailleurs précaires, handicapés ou sans-papiers, avec des ressources de misère, que nous devons oeuvrer.

Et si moi la plus grande timide de France, je l’ai, n’importe qui le peut. Ne nous taisons devant ces situations d’injustice, agissons !

Kadidja.

Les insultes sont les mots de ceux qui n'ont plus rien à dire !
Les déportations continuent en france ! - 10/02/08-14:32
Andy
Blogueur
Andy
836 Msg

"elle n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’opinion et d’expression pour la défense du droit universel de libre circulation."

 

Le probleme vient de là en fait...

Depuis les dernieres présidentielles, la liberté n'existe plus que sur la devise du pays...

Idem pour l'égalité, d'ailleurs...

Heureusement, pour ( et grace a ) quelques uns, la "fraternité" existe encore

"la Nation ne distingue ni blancs, ni noirs, ni jaunes, ni catholiques, ni athées, ni juifs, ni musulmans. Nous sommes tous des citoyens de la République française, à égalité". (Ségolène Royal)
Les déportations continuent en france ! - 11/02/08-12:33
Darklord
Blogueur
Darklord
515 Msg

Une heure dans un centre de rétention

 

Par Pierre-Marie Lemaire (Sud Ouest)

 

Ils rêvaient d'une vie meilleure et ne comprennent pas la façon dont ils sont traités. « On n'est pas des criminels ! » (Mohammed)

Il faut prendre l'ascenseur, descendre au premier sous-sol, suivre derrière le policier un couloir aux murs d'un jaune flashy. Une première porte, banale, si ce n'est son fonctionnement sécurisé. Elle ouvre sur un vestibule étroit où le visiteur est invité à se délester de sa carte d'identité et de son téléphone portable. À droite, le local de surveillance et l'infirmerie ; en face, la machine à café et le changeur de monnaie ; à gauche, une lourde grille aux solides barreaux. Cliquètement des clés, grincement de la porte, odeurs de cuisine et de tabac mêlées? Bienvenue au centre de rétention administrative de Bordeaux.
La France compte 24 de ces antichambres de l'expulsion. D'autres sont prévues pour remplir les objectifs gouvernementaux de 28 000 reconduites à la frontière de sans-papiers en 2008. Celui de Bordeaux est implanté au sous-sol de l'hôtel de police de Mériadeck. Un bloc de béton qui s'articule en deux secteurs autour d'un puits de jour d'une vingtaine de mètres carrés, seule source de lumière naturelle dans cet espace totalement clos, et d'une cour de « promenade » pour les retenus. Le ciel est par-dessus le grillage qui a été tendu voilà quelques années, après une tentative d'évasion par escalade. Les locaux comportent six chambres, deux salles communes, deux sanitaires, un coin laverie et le bureau de la Cimade, seule association habilitée pour venir en aide aux clandestins, leur trouver un interprète, un avocat?
Bordeaux n'est sans doute pas le pire. Ses 24 places en font l'un des plus modestes. Mais entre rétention et détention, la différence tient à une lettre. Si les retenus peuvent recevoir des visites, si de l'autre côté de la grille les portes restent ouvertes, la promiscuité, les chambres de 14 mètres carrés pour quatre personnes, le dénuement des locaux évoquent plus l'univers pénitentiaire que le club de vacances.


Repas barquettes.

Ce midi-là, ils sont une dizaine à tromper l'ennui. Tous en situation irrégulière et sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Miloud et Omar ne sont pas là. Ils passent au même moment devant le juge des libertés et de la détention qui doit statuer sur la demande de prolongation de la rétention déposée par le préfet. Omar sera libéré, mais pas Miloud. L'administration avait réservé son billet pour le Maroc avant même l'audience.
Daoued, lui, est encore occupé à sa toilette. Grasse matinée prolongée ? Non. Une douche seulement et deux WC (dont l'un est hors service) sont à la disposition des retenus. « Je me suis levé tard parce que je me suis endormi tard, ajoute le jeune homme. Depuis trois jours que je suis ici, je ne dors plus. Il y en a qui prennent des cachets, mais moi je n'en veux pas. »
Dans la salle commune où trois néons éclairent d'une lumière crue trois tables en bois scellées dans le sol, Jamel attaque le repas livré par une entreprise privée. Au menu, une barquette de semoule, une barquette de pommes de terre apparemment noisette et une barquette dont le contenu s'apparente à un steak haché passablement carbonisé. Au-dessus de sa tête, une télé branchée sur TMC braille une série américaine que personne ne regarde.


« Pas bon, la France. »

Les journées sont longues au centre de rétention, et les nuits, trop courtes. La salle commune, c'est le dernier salon où l'on cause. Du moins quand on partage la même langue. Tous fument cigarette sur cigarette, pour tuer le temps et évacuer le stress. La loi du 1er janvier n'y a rien changé. « Faudrait voir ça, qu'on nous verbalise ! rigole l'un d'eux. De toute façon, on n'a rien. »
Il y a là Husseyn, un Kurde de Turquie qui souffre de troubles graves attestés par un psychiatre. Son avocat a demandé qu'un titre de séjour lui soit accordé pour raisons médicales, mais le
tribunal administratif ne l'a pas entendu. Expulsion. Il y a aussi Khalil, un Marocain dont la santé n'est pas plus florissante ; Mohammed, marocain également, dont le père et la soeur vivent en France, en situation régulière, mais pas lui. « On n'a qu'une seule vie, commente-t-il, fataliste. Soit elle est bonne, soit elle est mauvaise. » La sienne ? « La mienne ? Elle est "space". » Il s'est fait interpeller alors qu'il « bricolait chez un ami ». « En Italie ou en Espagne, t'as le droit de travailler. Mais pas en France. Alors, certains font des conneries parce qu'il faut bien manger. Moi, je ne demandais qu'à pouvoir vivre ma vie sans emmerder personne. »
Manjeet, lui, reste seul dans son coin. Il a caché sous le matelas de son lit ses rares effets personnels. Ce jeune Sikh de 19 ans raconte dans un anglais hésitant pourquoi il a fui l'Inde, la misère et les violences que subit sa communauté. Il a été interpellé à la frontière franco-espagnole alors qu'il se rendait du Portugal en Italie pour retrouver une amie. « Pas bon, la France », lâche-t-il avec un sourire triste.
Un centre de rétention est une sorte de loft hors de l'espace et du temps où se croisent des destins tous différents et tous dramatiquement semblables. Ils rêvaient d'une vie meilleure et ne comprennent pas la façon dont ils sont traités. « On n'est pas des criminels ! » s'insurge Mohammed.


650 en 2007.

Ils sont 650 à avoir transité en 2007 à Bordeaux-Mériadeck. C'est moins qu'en 2006 (695), mais sans les contingents de Roumains et de Bulgares qui ont depuis intégré l'Union européenne. Algériens, Turcs et Marocains forment le gros des troupes. On recense une soixantaine de nationalités différentes, principalement d'Afrique et de l'ancien bloc soviétique.
Sur deux sans-papiers (c'est une moyenne nationale), l'un est expulsé, l'autre libéré. Soit sur décision de justice parce que les procédures légales n'ont pas été respectées, soit (le plus souvent) faute pour l'administration d'avoir obtenu des autorités du pays d'origine du retenu le laissez-passer indispensable à son expulsion. Une liberté toute provisoire, puisque le clandestin sort du centre de rétention comme il y était entré : sans papiers. Les plus chanceux obtiennent un titre de séjour provisoire, pour étudier, pour se soigner, ou parce que la préfecture a pris en compte les arguments des associations de soutien aux sans-papiers.
Aux clandestins solitaires cueillis au hasard de contrôles de police de plus en plus nombreux s'ajoutent des couples et des familles qui se cachent d'autant moins qu'ils sont là depuis longtemps et parfaitement intégrés. C'est le cas de Daoued. Ce jeune Marocain de 22 ans explique avoir été interpellé sur son lieu de travail, une société d'informatique de Libourne. Il est arrivé en France à l'âge de 15 ans, avec son père, dans le cadre d'un regroupement familial. Ses parents vivent en Provence. Lui s'est fixé en Gironde, où il a trouvé un emploi et une copine. Il a joué au foot à Saint-Émilion, mais une fracture de la clavicule l'a éloigné des terrains. Sa demande de régularisation est à la préfecture, il ne sait pas s'il doit être optimiste ou pessimiste.


Il est 14 heures, une infirmière tend à travers les barreaux de la grille ses médicaments à Khalil. Il a les yeux brillants, la parole et la démarche mal assurées. « Au bout de quarante-huit heures, même les plus costauds changent physiquement et psychiquement, soupire une bénévole de la Cimade. Actuellement, la durée maximale de rétention est de trente-deux jours en France. Si elle devait passer à dix-huit mois comme le propose une directive européenne, je n'ose même pas imaginer les conséquences. » Au printemps 2006, un Marocain s'était suicidé en se pendant dans la douche.

Les insultes sont les mots de ceux qui n'ont plus rien à dire !
Les déportations continuent en france ! - 12/02/08-10:42
Darklord
Blogueur
Darklord
515 Msg

Ce vendredi 1er février au Mémorial de Caen, 20 lycéens, venus de toute la France, mais aussi d’un lycée de Casablanca, ont défendu des cas réels d’atteinte aux Droits de l’Homme. Devant près de 3000 personnes, toute la journée, les candidats ont abordé avec ferveur les injustices qui les ont sensibilisés. Le Concours de Plaidoiries des lycéens pour les Droits de l’Homme est soutenu par la Région Basse-Normandie. Les 14 meilleures équipes, finalistes régionales, ont eu dix minutes pour convaincre le jury. L’occasion de faire entendre leur voix et de s’engager dans une vie citoyenne. Le jury prestigieux, présidé par le chanteur Renaud, a remis cinq prix (voir la vidéo et la suite)

Les insultes sont les mots de ceux qui n'ont plus rien à dire !
Les déportations continuent en france ! - 12/02/08-10:48
zaq
Blogueur
zaq
148 Msg

"Le jury prestigieux, présidé par le chanteur Renaud"

 

c'est le concours d'éloquence qui pousse à la surenchère ?

Les déportations continuent en france ! - 29/05/08-22:49
LiberT
Blogueur
LiberT
340 Msg

A ressortir

Quel est le chemin le plus court entre deux points?.
Les déportations continuent en france ! - 10/06/08-22:46
Andy
Blogueur
Andy
836 Msg

Je me demandais ce que ce fil devenait... Merci LiberT

"la Nation ne distingue ni blancs, ni noirs, ni jaunes, ni catholiques, ni athées, ni juifs, ni musulmans. Nous sommes tous des citoyens de la République française, à égalité". (Ségolène Royal)
Les déportations continuent en france ! - 11/06/08-10:22
Banni

16 Msg

Allez, un petit article trouvé ce matin :

 

BOLIVIE • Evo Morales déclare la guerre à la "directive retour" de l’UE


Le président bolivien s’insurge contre la directive européenne qui "harmonise" l’expulsion des sans-papiers. Si celle-ci devait être adoptée, le 18 juin prochain, les négociations commerciales en cours entre l’UE et la Communauté andine des nations (CAN) pourraient être rompues, prévient Morales. Le président Evo Morales a menacé de bloquer les négociations commerciales entre la Communauté andine des nations (CAN) et l’Union européenne, et il a fait savoir qu’il imposerait un visa aux Européens désireux de se rendre en Bolivie si le Parlement européen adoptait une directive visant à obliger les sans-papiers à rentrer dans leurs pays. Il a fait cette annonce dans une lettre ouverte adressée aux autorités européennes. Ce courrier a été rendu public quatre jours après que les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont entendus sur le contenu de la "directive de retour" des immigrés illégaux.

Le texte de cette directive établit une réglementation commune qui s’appliquera dans les 27 pays de l’UE. Elle prévoit notamment l’internement des sans-papiers pendant une durée de six mois (pouvant aller jusqu’à dix-huit mois) avant leur expulsion. Dans la lettre de Morales, on peut lire que les pays de la CAN (Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou) "font l’objet de pressions de la part de la Commission européenne pour accepter des mesures de profonde libéralisation du commerce". Et il ajoute que, "sous prétexte de ‘protection juridique’, on voudrait remettre en question la nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications […]. Dans ces conditions, je demande où est la ‘sécurité juridique’ pour nos femmes, nos adolescents, nos enfants, nos travailleurs en quête d’une vie meilleure en Europe."

Pour le chef de l’Etat, promouvoir la liberté de circulation des marchandises et des capitaux, "alors que dans le même temps on emprisonne nos frères sans jugement", revient à "nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques". "Si cette ‘directive retour’ était adoptée, nous serions dans l’impossibilité éthique de poursuivre les négociations avec l’Union européenne et nous nous réserverions le droit d’exiger des Européens les mêmes visas que ceux qu’on impose aux Boliviens", a mis en garde Morales.

Le Parlement européen votera le 18 juin l’accord conclu le 5 juin sur la "directive de retour", qui doit obtenir le soutien des eurodéputés pour entrer en vigueur à partir de juillet 2010. On évalue à environ 8 millions le nombre d’immigrants illégaux en Europe. Selon Christian Inchauste Sandoval, ambassadeur de Bolivie en Belgique, près de 500 000 Boliviens vivent dans différents pays de ce continent.

Morales a souligné l’apport des immigrants au développement de l’Europe, et, pour ce qui est de la Bolivie, il a rappelé que son pays avait reçu l’équivalent de plus de 10 % de son PIB (1,1 milliard de dollars) en transferts d’espèces, soit un tiers de ses exportations annuelles de gaz. Contacté par téléphone, Inchauste nous a déclaré que le président s’inquiétait de la dureté des mesures prévues par la directive. Selon le diplomate, Morales garde bon espoir que la directive ne sera pas adoptée. Mais, dans le cas contraire, "la Bolivie se réserve la possibilité d’appliquer la réciprocité des visas" envers les citoyens européens. "Il est tout de même question d’emprisonner des hommes, des femmes et des enfants", s’est-il indigné.


Editorial
La Razón

Les déportations continuent en france ! - 26/07/08-00:48
Del
Blogueur
Del
319 Msg

[EN COURS]

La Locataire du 4ème étage...

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