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G - Posté le 08/11/09 01:45

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Toi tu l'interprète comment cette  phrase??

pour moi il a refusé l'uniforme , pendant  le viet nam , comme s'il refusait le suicide  , préférent ses notes , à celles du tambour  ... enfin sais pas trop ^^

mais c'est bien écrit  c'est vrai , et suis pas un spécialiste  . 



* merdasse de haut de page *
NC - Posté le 08/11/09 10:22

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qui confond dylan thomas et bob dylan ? ce serait pas Gary?

non rien

G - Posté le 08/11/09 12:48

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NC a écrit : qui confond dylan thomas et bob dylan ? ce serait pas Gary?




Avec un I  !!!  Gari  !  

*namého ! est ce que je fait des fautes d'orthographes moi ?? *
Bioche - Posté le 08/11/09 20:33

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entre Garibaldi et Gary Cooper
mon coeur de midinette perd ses oreillettes
G - Posté le 08/11/09 20:47

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« (...)Mangez les cailloux qu’un pauvre brise,
Les vieilles pierres d’églises,
Les galets, fils des déluges,
Pains couchés aux vallées grises !

Des faims, c’est les bouts d’air noir ;
L’azur sonneur;
− C’est l’estomac qui me tire,
C’est le malheur(...).


Rimbaud "FÊTES DE LA FAIM" Août1872 »




* tes oreillettes , ou tes boules kies .? *

au fait j'avais besoin de reproduire l' Arthur  pour un truc , ca t'embète pas j'espère...?*
L'irlandaise - Posté le 08/11/09 22:48

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NC a écrit : qui confond dylan thomas et bob dylan ? ce serait pas Gary?

...ou toi ? si confondusion, merci de visiter my blog ! --------PUB !---------------oui je sais , je sors --------------^     ^

"Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière"

G - Posté le 09/11/09 21:37

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  Il faut que tout agisse....de J.W Goethe       

  Il faut que tout agisse et soit mouvant et crée
Et que la forme change aussitôt que formée.
Tu n'es qu'une apparence, ô repos du moment !
Partout au plus profond se meut l'éternité,
Car toute chose ira se dissoudre au Néant
Si dans l'Etre immobile elle veut demeurer.


Texte tiré de Elégie de Marienbad
G - Posté le 10/11/09 22:24

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Poème de Michel Butor : "Le Tombeau d'Arthur Rimbaud"




Qui suis-je moi qui suis sorti
de la tombe où je t’attendais
moins une jambe que je n’ai
pas réussi à remplacer
avant de repartir là-bas
comme je l’aurais tant voulu
comme j’attendais dans ma chambre
mère un baiser qui ne venait
que rarement et si furtif
que mes larmes se remplissaient
d’insultes que je ravalais
dans l’ambiguïté de mes flammes


D’où suis-je venu trébuchant
car c’était un tout autre enfer
que celui d’où j’ai réchappé
que j’avais cherché provoqué
où ai-je trouvé la béquille
que j’ai posée contre un pilier
quant à la peau blanche grisâtre
c’est la couleur de l’entre-temps
parcouru d’illuminations
qui sont les souvenirs des rêves
que j’étouffais dans mes navettes
entre l’eau l’Afrique et l’Asie


Où suis-je que veut dire ici
et qui était cette personne
en grande toilette disant
« viens donc près de moi tu seras
beaucoup mieux qu’ici » quel ici
celui de la tombe ou celui
de l’église de Charleville
où j’aurais voulu te parler
mère mais n’ai pu que répondre
en l’appelant « ma tante » quelle
tante je ne l’ai pas connue
serait-ce une sœur de mon père


Où voulait-elle m’emmener
transformée en ange gardien
dans quelle saison quel château
dans quel Aden de l’autre monde
dans quel Harrar transfiguré
« je vous remercie je me trouve
très bien ici et je vous prie
de m’y laisser » où trouverais-je
la femme et l’enfant désirés
que j’aurais voulu vous montrer
pour voir éclore ce sourire
que vous m’avez tant refusé


Où vais-je maintenant dans quel
tombeau différent de celui
que vous creusez pour reposer
entre les os entremêlés
de votre père et Vitalie
à qui je montrais les musées
de Londres
quand tous les espoirs
nous étaient encore permis
et les miens que vous laisserez
dans le cercueil bien conservé
avec la belle croix dorée
qui n’a pas empêché ma fugue


La pluie tombe sur Charleville
des lycées vont porter mon nom
on fêtera l’anniversaire
de ma naissance et de ma mort
de savants universitaires
vont me traiter de tous les noms
sans doute il s’agit de quelqu’un
que j’aurais voulu devenir
mais qui s’est dérobé sous moi
comme une jambe que l’on coupe
et qu’on ne peut pas remplacer
je me trouve très bien ici


Le vent siffle sur les mosquées
la voile claque sur les vagues
les porteurs me secouent toujours
qui parle ici qui se faufile
dans les ossements de ma vie
usurpateur d’identité
voleur du feu de mon bûcher
fantôme d’un ancien fantôme
je cherche l’autre que je suis
déchiqueté dans mes errances
mère notre tombe se creuse
en l’engloutissement d’un monde
G - Posté le 12/11/09 20:09

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Passage   -    Max Alhau  


       Les blancs, les paroles avares,
Nous ne saurions les esquiver.
Il suffit que demeurent, rares,
Des feux qu’il faudra approuver.
Tout ce que nous pourrons rêver :
Le désert, la plaine, la plage
Et que nous nommerons passage
Mettra un terme à notre errance.


Nous aborderons ce rivage
Les yeux noyés dans notre enfance.


         *


Nous avons voué nos mots au large
Et sommes revenus au port
Le corps dévasté par la charge
D’une nuit qui fut sans report,
Nuit dont nous récusons l’apport.
Notre voix s’accorde au silence
Qui résilie l’impatience.


L’aube atténue notre débâcle,
Mettant à nu toute présence :
Il n’est de prix pour le miracle.
      2005
G - Posté le 14/11/09 01:27

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 "À L'ENFANT QUI DANSE DANS LE VENT de W.B. Yeats"


Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l'eau qui gronde?
Et après secoue tes cheveux
Qu'ont trempés les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l'imbécile triomphe,
Ni qu'on perd l'amour aussitôt
Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort
Celui qui œuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah, pourquoi aurais-tu la crainte
De l'horreur que clame le vent ?
G - Posté le 15/11/09 21:54

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 Tanella Boni : "Prends dans ta paume les grains de sable"


Prends dans ta paume les grains de sable
Apportés par le souffle du vent
Et laisse-les couler au gré du temps

Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent
Comme toi ami
Habité par la spirale du vent
Qui n’attend pas la cuisson des carottes
Pour applaudir la victoire des bons gagnants

Les grains de sable sont sans attache
Comme les amis de ce jour
Qui ignorent la valeur de l’amitié
Qui partent dans l’air du temps
Oubliant la proximité dans la distance

Pour toi poète au verbe flamboyant
Le bonjour amical et fraternel
Est un rituel qui s’épuise dans le sable
Loin très loin de l’oasis du partage

Les dunes de l’amitié se meuvent
A l’ombre du jour où se tissent
Les fils d’Ariane pour chaque grain
Clamant son ego la brillance de sa peau

Prends dans ta paume le sable qui vient
Et qui part sans attache
Oubliant les mots du partage

G - Posté le 16/11/09 22:31

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: "Rotrouenge des biens aimés (inédit sur le thème Passeurs de mémoire)"

Nul équitable balancier
Ne règle la roue de fortune,
Rien en retour n’est accordé
Et n'existe justice aucune
Mais au vent doux des fins d’été
Qui jonche la terre de prunes
Dans leurs étoiles écrasées
Jus mordoré de l'infortune
Au pressoir du temps vendangé
Se cueillent les noyaux de lune

A la farce des jeux pipés
Certains ne tiennent pas rancune
De s'être si fort démenés
Pour des queues d'ail et pour des prunes
De son diamant la pluie de mai
En gouttes tombant une à une
Couronne les amants parfaits
Qui font corps et âme commune
Aux arbres du jardin d’aimer
Se cueillent les noyaux de lune

A minuit de l’heure arrêtée
Qui attend chacun et chacune
A la gloire des bien-aimés
Brilleront les torches nocturnes
Ils ont gaulé l’éternité
Au noyer du bois de Saturne
Et seront les inoubliés
Cachés dans la pierre des runes
Sous leur dais de ciel constellé
Se cueillent les noyaux de lune


: "Sextine du temps présent (inédit sur le thème Passeurs de mémoire)"


Sans pitié le couteau du temps
Avant nous détruit nos visages
Et les débris de notre image
Se figent avec notre sang
Mais en cruauté nos carnages
Dépassent de loin ses tourments

Dans l’histoire de nos tourments
La démence de notre temps
Ajoutant son lot de carnages
Aura brûlé vif les visages
Et explosé les corps en sang
Nous dépeçant d’humaine image

Des croyances à notre image
Infligent torture et tourment
Comblant de cadavres en sang
Le cercueil grand ouvert d’un temps
Qui troue d’acide les visages
Et retourne aux dieux de carnages

S’inventent raisons nos carnages
Et de leurs gains cachent l’image
Se vendent jusqu’à nos visages
Quand font massacres et tourments
Recette à la bourse du temps
Où nos mains troquent notre sang.

Nos vérités ont goût de sang
Et sont masques de nos carnages
Grimées à la mode du temps
Vénérant leurres et images
Qui se repaissent de tourments
Aux trous ravagés des visages

Des enfants tués nos visages
Reflètent pour toujours le sang
Des chairs arrachées des tourments
De nos crimes et nos carnages
Nous rendent voyeurs nos images
Terre se meurt pendant ce temps

Pour legs ce temps et pour visage
N’aura qu’image en flot de sang
Rien que carnages et tourments





Poème de Claude Ber
G - Posté le 17/11/09 21:26

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up!
LiberT - Posté le 17/11/09 21:31

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Francis Ponge
Le pain
" La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "
Francis Ponge, Le Parti-pris des choses
, 1942, Gallimard


Bonne soirée. Faut arriver à 1000 posts avant le 31/12/2009



Quel est le chemin le plus court entre deux points?.

G - Posté le 17/11/09 21:47

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